CHÔMAGE

L'ÉCONOMIE EN 2 MINUTES (OU MOINS)

Dans toutes les sociétés, on trouve des personnes qui ne travaillent pas. Parfois, il s’agit d’un choix, mais la plupart du temps, ce sont les circonstances économiques qui expliquent ce manque de travail. Quand une personne qui est apte à travailler (c’est-à-dire qu’elle ne souffre pas d’une condition qui l’empêche de remplir certaines fonctions contre rémunération) et qui le désire ne réussit pas à se trouver un emploi, on dit qu’elle est en chômage.

Les économistes reconnaissent plusieurs types de chômage. Il y a tout d’abord le chômage de frottement qui se produit lorsqu’une personne passe d’un emploi à un autre (comme, par exemple, quelqu’un qui déciderait de quitter son emploi pour démarrer sa propre entreprise). On entend aussi souvent parler de chômage cyclique, c’est-à-dire une forme de chômage liée aux cycles de l’économie : lorsque l’économie connaît un ralentissement, les gens consomment moins et les entreprises réduisent leurs investissements, ce qui a pour effet de diminuer la demande pour les produits et services. Puisqu’une baisse de la demande signifie une baisse des ventes, les entreprises vont souvent procéder à des réductions des heures de travail ou des mises à pied pour maintenir la stabilité de l’entreprise. Le chômage cyclique est différent du chômage saisonnier qui, comme son nom l’indique, est le résultat du cycle des saisons (par exemple, au Canada, la demande pour les surveillants de plage est beaucoup moins élevée pendant les mois d’hiver). Enfin, le dernier type de chômage (qui est aussi celui qui a les effets sociaux les plus importants puisqu’il est souvent permanent) est le chômage structurel. Une situation de chômage structurel se produit lorsqu’un changement profond dans l’économie (l’introduction des robots dans les chaînes de montage, par exemple; ou encore la fermeture d’une usine dans un pays au détriment d’un autre pays où les salaires sont moins élevés) a pour effet de mettre fin à certains types d’emploi dans une région précise.

Comme on peut s’en douter, le pourcentage de la population qui se trouve sans travail est un des meilleurs indicateurs qui soient de la robustesse (ou de la faiblesse) d’une économie. Même s’il s’agit d’un objectif difficile à atteindre, tous les gouvernements visent le plein emploi, c’est-à-dire une situation où le taux de chômage est minimal (on pourrait croire qu’il s’agit d’un taux de 0 pourcent, mais la plupart des économistes parlent plutôt d’un taux qui se situe à environ 5 pourcent, qui correspond au taux « naturel » de chômage. Le plein emploi est plutôt rare et le taux de chômage varie d’un mois à l’autre selon les circonstances de l’économie. Au Canada, le taux de chômage se situe généralement aux environs d’une moyenne nationale de 7 % (le taux varie considérablement d’une province à l’autre avec un taux de chômage généralement plus élevé dans les maritimes en raison du caractère saisonnier de leurs économies). Les données sur le chômage font aussi parfois mention du taux de participation de la population active qui est le pourcentage des personnes âgées de 15 ans et plus qui occupent un emploi (à temps plein ou à temps partiel) ou qui sont à la recherche d’un emploi. Pour l’ensemble du Canada, ce taux se situe en moyenne aux environs de 66 %.

Cela va de soi, une situation de chômage est souvent dramatique pour la personne qui doit la vivre. Le chômage a aussi un effet déstabilisant pour une économie, car il limite les dépenses de la personne qui se retrouve sans emploi (et donc, sans source de revenus). C’est pourquoi, la plupart des pays industrialisés, dont le Canada, ont adopté des mesures visant à venir en aide temporairement aux personnes qui se retrouvent en situation de chômage. Au Canada, il s’agit du régime de l’assurance-emploi, anciennement connu sous le nom d’assurance-chômage. Comme son nom l’indique, l’assurance-emploi fonctionne essentiellement comme une assurance : le travailleur verse une prime qui correspond à un pourcentage de ses revenus d’emploi (environ 1.9 %) en échange d’une assistance en cas de perte d’emploi. L’employeur contribue également à l’assurance de l’employé dans une proportion qui équivaut à 1.4 fois le montant versé par l’employé. Dans le cadre du régime, le travailleur qui perd son emploi reçoit des prestations qui correspondent généralement à 55 % de son salaire hebdomadaire pendant une période qui peut varier de 14 à 45 semaines. Le montant des prestations varie selon le salaire qu’il touchait au moment de la perte d’emploi, le nombre d’années pendant lesquelles il a travaillé (et donc contribué) et le taux de chômage dans la région.

EN IMAGES

LEXIQUE

Chômage de frottement :
Frictional unemployment
Chômage cyclique :
Cyclical unemployment
Ralentissement :
Downturn
Mises à pied :
Layoffs
Chômage saisonnier :
Seasonal unemployment
Chômage structurel :
Structural unemployment
Plein emploi :
Full employment
Taux naturel de chômage :
Natural unemployment rate
Taux de participation :
Participation rate
Population active :
Labour force
Assurance-emploi :
Employment Insurance
Assurance-chômage :
Unemployment Insurance

QUIZ

Quel type de chômage : chômage qui fluctue selon les saisons ?

Chômage saisonnier

Quel type de chômage : chômage qui varie selon les cycles de l'économie ?

Chômage cyclique

Quel type de chômage : chômage qui se produit quand une personne passe d'un emploi à un autre ?

Chômage de frottement

Quel type de chômage : chômage qui est le résultat d'un changement profond dans l'économie ?

Chômage structurel

SOURCES